Des débuts compliqués

Publié le 27 Mars 2014

Alors que je suis parti depuis une petite semaine, peut-être m'as-tu déjà totalement oublié. Mais peut-être, au contraire, te demandes-tu comment je m'en sors. Dans ce second cas, un petit bilan des sept premiers jours s'impose.

Je ne vais pas te mentir, le début du voyage n’a pas été super simple. T’as bien fait ton boulot, tu m’as envoyé de bonnes emmerdes, comme je te l’avais demandé. Sauf que pour le coup, je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment matière à en faire de très bons souvenirs… Rien d'extraordinaire, mais j'ai dû passer par quelques prises de conscience et ajustements logistiques inévitables. Explications.

En fait, c’est surtout niveau transport que le bât blesse. En effet, tu te souviens que je m’étais dit qu’il serait sympa d’aller jusqu’à Moscou en stop. Oui, mais ça, c’était avant. Avant de mettre trois heures pour sortir de Strasbourg. Avant de rester bloqué presque autant à Bâle pour finir par prendre le train vers Côme (où mon hôte m’attendait depuis un bon bout de temps). Alors, me diras-tu, ce n’est pas parce que le stop a un peu merdé au début qu’il ne faut pas réessayer. Certes. Surtout qu’avec du recul, je reconnais m’y être pris comme un manche. Mais je dois dire que ça m’a quand même bien refroidi et que je suis moyen-motivé à l’idée de retenter la chose dans l’immédiat – surtout depuis que quelques spécialistes m’ont confirmé qu’il est très compliqué de faire du stop en Italie.

Ceci étant, le fait est que je m’en fous pas mal. Mon but n’a jamais été de faire le tour du monde en stop mais simplement d’éviter de prendre l’avion autant que possible. Donc si le stop ne marche pas terrible, je n’ai qu’à prendre le train ou le bus et le problème est réglé. Le seul souci éventuel, c’est que le stop ne coûtait rien alors que le train n’est généralement pas donné. Nuance matérielle non négligeable si je veux conserver la moindre chance de tenir mon budget. Néanmoins, la gratuité du couchsurfing – par rapport à l’auberge de jeunesse qu’il me faudrait inévitablement réserver si le stop ne parvenait pas à m’amener à bon port – compense largement le prix des billets de train ou de bus, donc, jusque, là je ne m’en sors quand même pas si mal en fin de compte. Je vais faire comme ça au moins tant que je suis en Italie et on verra en temps voulu pour la suite…

Au delà des problèmes de transport, tu sais que j’aime bien parler du temps qu’il fait, donc je t’informe que je me suis tapé de la pluie quasiment toute la première semaine. Pas très grave au demeurant, mais un poil agaçant au bout d’un moment. Devoir rester enfermé toute la journée alors que tu viens juste de partir pour découvrir le monde, c’est frustrant !

Le pire dans toute cette histoire, c’est que ces légers revers ont fait naitre en moi un petit coup de blues post-départ. Trop de pluie et ton moral d’acier se met à rouiller (oui, j’ose la métaphore métallurgique). Tu commences à te demander dans quelle connerie tu t’es embarqué, si tu as bien fait de partir comme ça, si tu n’as pas été un peu téméraire, patati, patata… Là, si tu es ma Maman et que tu commences à t’inquiéter, ne t’en fais pas, j’ai repris du poil de la bête très rapidement ! Mais si cette mini-remise en question passagère n’est pas bien grave ni surprenante, je garde quand même en tête que la solitude imprévue peut ébranler ton moral en très peu de temps. C’est une chose de vouloir être seul à un moment donné (même pendant plusieurs jours voire semaines), c’en est une autre de subir une solitude non souhaitée (même de quelques heures). A méditer.

Bref, au final, rien de bien méchant et tout va pour le mieux à l’heure où je poste cet article, mais je voulais quand même partager ça avec toi pour te faire vivre mon aventure même dans les moments moins agréables.

Sur ce, je me suis assez plaint. Promis, je posterai d'ici quelques jours un nouvel article consacré à ce que j'ai pu faire et voir depuis mon arrivée en Italie, avec quelques photos pour égailler le tout. Parce qu'au delà de ces petites complications éphémères, je ne regrette aucunement mon choix concernant cette première destination...

Rédigé par Pierre

Publié dans #Italie

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Pierre 30/03/2014 08:47

Merci pour vos messages de soutien :) Mais comme je le disais, c'était juste un petit coup de mou éphémère et prévisible, rien d'inquiétant. Tout va pour le mieux !

Maxime 28/03/2014 10:41

Quelle plume! <3

Anne G 28/03/2014 09:09

Bon, force est de constater que la malchance t’a cueilli à froid !! Ce n’est pas ces petites mésaventures qui compteront au final. Tu serais parti pour 15 jours, il est évident que ton voyage aurait été gâché… mais sur la longueur, ces petits désagréments de départ seront vite oubliés. Tu n’es pas seul, nous sommes tous derrière nos ordinateurs... à fond avec toi !! N’hésite pas à partager (tes galères et tes joies), on est là ;-) Gros bisous

Françoise 28/03/2014 08:53

Ces petits soucis seront vite derrière toi, dilués dans une masse de joies, bonheurs, rencontres, paysages (des photos... des photos !!!) plus extraordinaires les uns que les autres. Garde le cap Pierre. Nous sommes tous derrière toi. Tu veux que je te dise ? Tu me bluffes.
Bisous

Julia 28/03/2014 07:19

Courage Pierrot ! C'est certain que des coups de blues tu en auras plusieurs sur ton trajet. Tant que ça reste passager. Tu en es au tout début, le temps de t'ajuster à ta nouvelle vie et c'est partiiiiii. Profite bien ! Je t'embrasse

Omer 27/03/2014 22:23

COUP DE GUEULE !!! Waouh! Je suis déçu, mais déçuuuuu ...des italiens! Mais c'est quoi cette histoire de refuser de prendre de beaux autostoppeurs ? Français qui plus est ! Ils ont tous une fiât 500 et n'ont plus de place ou quoi ? ... ou c'est la mammma qui veut pas parce que c'est trop dangereux pour les donzella (il faut pas parler aux inconnus ...!!! )? Comme quoi, quand on dit que c'est dans les pays froids que les coeurs sont les plus chaud ...
J'espère qu'en dehors du stop, ils assurent quand même au niveau hospitalité! Sinon tu me le dit, j'irai me plaindre au consulat.

Michel 28/03/2014 07:41

Tu disais quoi Omer ? :
"Qu'est-ce que t'es beau sur la photo, lunettes de soleil, tout propre, fraîchement coiffé, un rien d'air de touriste ! ... "
Si dans ces conditions, le stop est difficile !!!
Vraiment, j'ai du mal à les comprendre ces Italien..nes !
Courage beau gosse. Les jours sans, il te faut chanter : "çà ira mieux demain...". Ce qui se vérifie (presque) toujours.

tata lolo 27/03/2014 21:50

Mon petit poulet !moi qui attendais et guettais tout les matins la suite des aventures du pti pierre !Whaou quelle galère ,le meilleur arrive maintenant j'espère!!!!Bon pas de rhume à cause de la pluie ! pas violé par une conductrice en chaleur! et jamais seul grace à internet (gmail video) !je te guette te guetterais tout les matins !un million de bécots à consommer selon l'envie!

Diana 27/03/2014 21:48

Je te reconnais bien mon fils !! Honnête envers toi même ! Mais ton optimisme et ton pragmatisme et ta force de caractère toujours vainqueurs !! Ceci dit, le blues était prévisible et normal ! Tu vas voir que le pays de nos racines va te réserver de belles surprises !! Et sous le soleil !!!
Et oui, je fais confiance à Tonchanita pour te rendre nostalgique de ta solitude entre sa PINCE et ses BLA BLA BLA BLA ( si tu vois ce que je veux dire ...)
Bisouscalinoux

Anne G 28/03/2014 09:34

Coucou la mamma ! Moi aussi, j'aime beaucoup la franchise dont fait part mon filleul ;-)

JP 27/03/2014 21:19

Pas de bol pour la pluie, mais dans ces moments là, pense à la chance que tu as de ne pas tituber par 40° à l'ombre et sans eau ... Je dis ça, mais j'aime pas la pluie non plus. Je t'espère un peu plus de réussite pour la suite, et vivement les photos !

Tonchanita 27/03/2014 20:53

C'est normal que les débuts soient difficiles !
Au Népal je te ferai tellement "la pince" que tu seras heureux de retrouver un peu de solitude après !
Bécots

Pierre 27/03/2014 20:59

Not THE PIIIIIIINCE :)